Pour le journaliste Michaël Moreau, auteur de « Sa Majesté nomme », l’arrivée de la ministre des Comptes publics à la Cour des Comptes éclaire la personnalité d’un président qui, plus encore que ses prédécesseurs, raffole de son pouvoir de nomination.
Si nous étions aux Etats-Unis d’Amérique on descendrait dans la rue pour des manifs « no king ! » Mais on France on a l’habitude de ces nominations du roi président, qui distribue les hochets de la République à ses proches vassaux.
Cette nouvelle nomination très politique, un an après celle de Richard Ferrand au Conseil constitutionnel, suscite des interrogations et même une levée de bouclier des oppositions parlementaires.
La macroniste Amélie de Montchalin nommée première présidente de la Cour des Comptes, en conseil des ministres c’est un transfert direct depuis Bercy pour l’ex ministre des Comptes publics, qui sera donc amenée à émettre un avis sur un budget qu’elle a participé à bâtir…
Et alors ! C’est quoi un conflit d’intérêt en droit ? Mais pas ici le roi et ses suzerains ministres ne voient aucun problème et vous ?
Penchons-nous un peu sur l’une des surdouées de la « Macronie ».
À seulement 40 ans, cette économiste de formation devient donc la première femme à occuper le poste de première présidente de la Cour des Comptes. Enfin deviendra à partir du 23 février si rien ne fait changer d’avis le roi.
Merci à « Ouest France », entre autres, pour quelques-unes des informations sur l’une des nouvelles stars du régime.
Passée par HEC et Harvard, cette petite-fille d’agriculteurs et mère de trois enfants a d’abord exercé dans le secteur bancaire, puis dans l’assurance (Axa) avant de se faire élire députée La République en Marche de l’Essonne lors des législatives de 2017.
Avant de passer par le Budget, Amélie Montchalin a notamment été secrétaire d’État aux Affaires européennes (2019-2020), ministre de la Transformation et de la Fonction publiques (2020-2022), puis brièvement ministre de la Transition écologique après la réélection d’Emmanuel Macron.
Une fidèle, une vraie…
Mais tout ne fut pas un long fleuve tranquille dans sa carrière de femme du président, si j’ose dire.
L’économiste de formation était pourtant sortie du premier gouvernement d’Élisabeth Borne par la petite porte. Battue aux législatives de 2022 par le socialiste Jérôme Guedj, elle avait quitté le ministère de la Transition écologique après 45 jours seulement en fonction, rappelle l’Agence France-Presse (AFP).
À 40 ans, elle est la première femme à occuper ce poste depuis sa création en 1807…
(à suivre…) Lundi 16 février 2026 – 10h20 / 17h05
O.Nottale