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Paroles d’enfants, paroles de femmes Divergence
Cette semaine, parlons sérieusement. Une petite fille est morte à cause de l’incompétence générale de ceux qui sont sensés nous protéger. La mort de Lyhanna est l’archétype de la place que l’on accorde à la parole des victimes dans ce pays ; Tout particulièrement lorsqu’il s’agit des femmes, des jeunes filles, des enfants qu’on abuse. L’homme accusé d’avoir tué cette petite fille de 11 ans a fait l’objet de très nombreuses plaintes et signalements depuis plus de 10 ans. Mais pas une seule fois les forces de l’ordre n’ont jugé pertinent de s’inquiéter de son cas. Alors il a violé et tué une enfant. Et à qui le ministre de la justice – lui aussi accusé de viol by the way – fait-il endosser la responsabilité ? A la justice. Si la justice a bien des défauts en matière de condamnation des violeurs, dans ce cas précis, c’est à la gendarmerie qu’il faut imputer la responsabilité. Un ordre d’interpellation jeté aux oubliettes, c’est une petite-fille qui meurt.
Alors bien sûr, puisque le pays entier a été choqué de cette affaire, on entend des grands discours annonçant des mesures phares pour que ça n’arrive plus jamais. Mais je suis curieuse de voir dans combien de temps une plainte pour viol sera de nouveau refusée (ce qui est illégal si ya besoin de le rappeler). Mais bon les bonnes femmes, elles n’avaient qu’à faire un peu plus attention.
Diffusion mercredi 17 juin 2026 – 10h40 / 17h40
M.Couillard