Les Chroniques d'Olivier Nottale

C’est parti pour cette coupe du Monde de tous les excès pas que sportifs !

today12/06/2026 2

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La FIFA ferme encore les yeux sur les droits humains… elle a l’habitude.

Par la voix de son président, Gianni Infantino, l’institution organisant la compétition s’aligne sur la politique xénophobe et violente d’un des pays hôtes, les États-Unis.

La proximité entre des régimes autoritaires et la Fifa n’est pourtant pas une nouveauté n’est-ce pas ?

Le journaliste Martin Eteve nous rafraîchit la mémoire si besoin était !

Dans un passionnant article daté du 10 juin 2026 que vous pouvez trouver dans la revue « Politis. »

Il écrit : « La Coupe du monde de football, qui s’ouvre ce jeudi 11 juin au Mexique, Canada et États-Unis, sera « le plus grand événement que l’humanité ait jamais vu, et verra jamais, tout simplement ». La formule est trumpienne, mais le président américain n’en est pas l’auteur : elle est l’œuvre de celui de la Fédération internationale de football association (Fifa), l’organisateur du tournoi, Gianni Infantino. »

Le soir du 5 décembre 2025, lors du tirage au sort de la compétition au prestigieux Kennedy Center de Washington, le dirigeant italo-suisse n’a pas seulement emprunté le vocabulaire de Donald Trump : il lui a également confirmé son plein soutien politique et diplomatique.

Ce soir-là, celui qui avait pourtant bombardé six pays lors des premiers mois de son deuxième mandat à la Maison Blanche avait reçu des mains d’Infantino le premier « Prix Fifa de la Paix ».

Depuis, les deux hommes ne manquent jamais de mentionner leur « amitié » et toute l’estime qu’ils se portent réciproquement, alors même que le Républicain met en péril la bonne tenue de la compétition. Exemple le meilleur arbitre africain en 2025, le somalien Omar Artan a ainsi été refoulé du territoire américain.

La Fifa n’a exercé aucune véritable résistance, déclarant que « le gouvernement du pays hôte détermine en dernier ressort qui reçoit un visa et qui est admis sur son territoire

Ses statuts indiquent ainsi que l’organisation « demeure neutre en matière de politique et de religion » et proscrit « toute forme d’interférence politique ».

Mais pour sécuriser ces rentrées d’argent, elle a besoin de bonnes relations avec le pays hôte, donc elle va dans le sens politique du régime en place. »

Le modèle économique de la Fifa empêche toute contestation interne. Son directoire rend des comptes à son congrès, formé des 211 fédérations membres de l’association, qui dépendent toutes des financements issus des retombées de la Coupe du monde. « Infantino réussit à vassaliser toutes les fédérations par les retombées économiques qu’il obtient et qu’il reverse, analyse Patrick Vassort, politiste du sport à l’Université de Caen.

Pour ce qui est des partenaires vertueux, la Coupe du monde est sur une belle série. En 2022, le mondial avait été organisé par le Qatar, dans des stades climatisés dont la construction avait mené à l’exploitation et à la mort de nombreux travailleurs migrants, sous un régime qui opprime femmes et personnes LGBT+ et réprime la liberté de la presse, comme le déplorait Human Rights Watch.

Quatre ans auparavant, c’était la Russie de Poutine qui accueillait la compétition, alors que la Crimée était déjà annexée et que les opposants politiques étaient enfermés ou tués. Ce qui n’empêcha pas Gianni Infantino de recevoir, en 2019, la médaille de l’ordre de l’amitié russe des mains de Vladimir Poutine.

Pour ce qui est des prochaines éditions, pas de changement de paradigme à l’horizon…

 

( à suivre…) Lundi 15 juin 2026 – 10h20 / 17h05

 

O.Nottale


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