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J. Brahms (d) et Julius Stochausen (g), le baryton qui créa ‘Un Requiem Allemand’ à Bremen en 1868 (version sans l’actuelle 5e partie) et qui fut un triomphe. Vers 1870. (source Gallica-BNF / Bibilothèque universitaire de Strasbourg)

Requiem ?…
Un Requiem Allemand de Brahms à Montpellier

La cérémonie catholique du Requiem – dont le rituel et le texte ont été fixés par l’église à la fin du XVIe siècle – a permis à une multitude de compositeurs d’offrir à leurs contemporains nombre d’œuvres qui resteront encore bien des années au répertoire, et la liste en serait longue, de tant d’époques, de styles et de pays.  Certains mélomanes les collectionnent même presque compulsivement (Mozart et Verdi bien sûr, mais aussi Berlioz, Cherubini, Fauré, Ockegem (considéré comme le plus ancien), Dvořak, Victoria, Campra, Duruflé, Saint-Saëns, Caldara, etc.). Nous leur souhaitons bon courage car les historiens de la musique en dénombrent plusieurs centaines. Nombreux sont ceux qui ont été oubliés ou perdus, tombés eux-mêmes dans un repos musical qui pourrait bien être éternel (« requiem aeternam », repos éternel dit le texte).

Un certain nombre de ces « requiems » sont atypiques et s’éloignent de la référence à la liturgie catholique, voire sont incompatible avec elle. Le War Requiem de Benjamin Britten ou Un Requiem allemand (Ein deutsches Requiem) de Brahms sont de ceux-là.

Johannes Brahms a trente cinq ans quand son « requiem » est créé en 1869. Il en a entrepris la composition une dizaine année plus tôt, reprenant et faisant sienne l’idée d’un requiem allemand que Robert Schumann n’eut pas le temps de réaliser. La composition en fut longue et contrariée mais Ein deutsches Requiem s’est depuis longtemps imposée comme un sommet de l’œuvre brahmsienne et du répertoire pour chœur et orchestre.

C’est à la découverte ou redécouverte de ce sommet musical que nous convie le chœur de l’opéra de Montpellier, renforcés par celui du Capitole de Toulouse, avec l’orchestre de Montpellier et les solistes Esther Tonea (soprano) et Stéphane Degout (baryton) sous la direction de Roderick Cox. Une œuvre monumentale, loin de toute gesticulation dramatique ou pathétique, et qui touche plus à l’intimité qu’à autre chose.

Un grand moment à partager ce vendredi 5 juin à 20h à l’opéra Berlioz.

Nous évoquons l’œuvre et son travail dans un entretien avec Noëlle Gény, cheffe du Chœur de l’Opéra de Montpellier.

Marc Ossorguine

Diffusion :


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