
Cette semaine nous sommes partis à Madagascar avec toutes les difficultés techniques inhérentes à un direct avec l’un des pays les plus pauvres du monde. Madagascar est un ile aussi grande que la France, au relief très diversifié .
L’île affiche du sud au nord, la luxuriance des zones équatoriales, et la sécheresse des zones tropicales . Très riche sur le plan environnemental avec des tas d’espèces endémiques (que l’on ne trouve que là) dont ses célèbres lémuriens elle affiche une immense pauvreté humaine .Les conséquences s’en font sentir sur une dégradation permanente de l’environnement . Les forêts couvraient l’île assurant une bonne régulation des eaux. Les milieux ruraux dépourvus d’électricité ont organisé des brûlis dévastateurs pour récupérer du charbon de bois.

Claire Kaboré est coordinatrice des équipes qui travaillent au sein du GRET, ONG française créée en 1976, qui intervient dans une trentaine de pays. présent depuis plus de 15 ans sur certains territoires.malgaches. Elle décrit l’action de ces équipes qui tentent de concilier protection de l’environnement et développement des populations travaillant sur les services essentiels : l’eau potable, l’électricité, l’assainissement…Les situations d’urgence environnementale ET sociale. »

Certaines règles sont à respecter : ne jamais arriver par exemple avec l’idée qu’on sait mieux qu’eux ce dont ils ont besoin. La seconde consiste à respecter les traditions quand il y a une volonté de modernisation À Madagascar, il y a des savoirs traditionnels très forts, des règles coutumières – qu’on appelle les ‘fady’ – qui régissent l’usage des ressources naturelles depuis des générations. Végétation et animaux sont reliés au sacré.
Actuellement deux projets sont en développement: la création d’une aire marine terrestre protégée sur l’île de sainte Marie et la construction d’un nouveau barrage hydroélectrique, sachant qu’en 15 ans le gret en a déjà construit quatre alimentant plus de 12 700 ménages en milieu rural. Les difficultés sont nombreuses: -d’abord la précarité extrême : 55% de la population urbaine vit avec moins de 90 centimes d’euros par jour quand on assiste à la baisse des financements internationaux. Et puis il y a le climat : dans le Sud, le Grand Sud, on fait face à des sécheresses récurrentes, des vents violents qui détruisent les cultures. Les cyclones qui sont fréquents sur les côtes de Madagascar peuvent anéantir des années de travail.

A Sainte Marie les pêcheurs ont vu que leurs prises diminuaient. Plusieurs années de discussion ont permis la mise en place des contraintes liées à la reconnaissance d’une aire marine protégée. Pour la construction d’un barrage se sont également des années de concertation qui permettent de protéger les bassins versants, de maintenir les sols en état , pour que l’eau , bien commun ne tarisse pas et continue d’alimenter le barrage.
Diffusion vendredi 19 juin 2026 – 12h00
Rediffusion dimanche 21 juin 2026 – 18h00
Animé par la journaliste D.Martin-Ferrari
Réalisation A.Rollet