Hausse des prix de l’alimentation, tensions sur le logement, marché de l’emploi en berne affectent depuis longtemps le quotidien des Français·es.
Le choc pétrolier actuel ne fait que s’ajouter à la pression continue pesant sur les ménages.
Un mot glissé au détour d’un événement, une phrase prononcée devant quelques journalistes, un brusque changement d’humeur matinale… et les cours du pétrole s’affolent aussitôt. À la Maison Blanche, Donald Trump est l’homme qui fait vaciller les marchés.
Jeudi 30 avril, le prix du baril de Brent s’envolait à plus de 125,60 dollars après l’évocation par le président états-unien d’un blocus prolongé des ports iraniens.
Pourtant, le 8 avril dernier, après la signature d’une trêve de deux semaines, Olivier Gantois, le président de l’Union française des industries pétrolières, avait fait le tour des médias en répétant inlassablement la même chose : « Il y aura une répercussion à la baisse sur les prix à la pompe de l’ordre de 5 à 10 centimes par litre. » Personne n’ignore la fragilité des trêves négociées par Donald Trump, mais peu importe : costume noir et chemise blanche impeccable, Olivier Gantois est là pour rassurer les automobilistes mais également les transporteur·ses, les chauffeur·ses de taxi, les agriculteur·rices et les millions de travailleur·ses qui utilisent leur véhicule tous les jours.
La réalité des marchés pétroliers est complexe. Les économistes parlent d’un effet « fusée-plume » – rocket and feather effect : les prix montent vite mais redescendent très lentement. « On ne reviendra pas au niveau du début de la guerre, confirme Thierry Bros, expert des énergies et professeur à Sciences Po-Paris. Donc, comme à chaque crise, nous allons passer d’un prix d’avant à un prix d’après. Et le prix d’après sera augmenté. »
Les tarifs affichés dans les stations-service vont donc rester élevés, obligeant les Français·es à s’adapter.
Le mercredi 29 avril, au cours du dernier Conseil des ministres…
(à suivre…) Lundi 11 mai 2026 – 10h20 / 17h05
O.Nottale