Dawchy

Chanteur guadeloupéen, Dawchy aspire à partager son Amour pour la Vie à travers sa musique. Très imprégné par les musiques caribéennes, ce mélomane a des univers multiples, sans limite de style, fortement teintés par des couleurs de Reggae, de Soul, de Gwoka, Gospel et bien d’autres.
Parti pour devenir chercheur dans la protection de l’environnement, il est arrivé à la musique de façon fortuite à force de rencontres musicales.
L’histoire a commencé avec le groupe aveyronnais de Reggae, MYSTIKALY BAND ; associé au Sound System BLOWTHAVIBE. C’est ainsi qu’il commença à réadapter ses mélodies et textes mis de côté depuis des années comme passe-temps. Après son arrivée
à Montpellier en 2010, il intégra successivement et/ou conjointement plusieurs collectifs : GOLDENTOUCH Sound System (Reggae), MONTGROOVE (Acoustic Swing/Reggae/hiphop), TUFF CHILLIN’ GANG (trio Reggae/Hiphop). Aujourd’hui il continue à faire vibrer sa voix avec REGGAESCAPE Sound System
et le groupe de Zouk/Konpa KONVOI EXCEPTIONNEL !.
Sa rencontre avec le producteur, compositeur et humaniste Gymkhana fut un tournant dans sa vie ; car c’est devant les possibilités que lui offrait ce dernier qu’il abandonna son départ pour une thèse. Il vit la possibilité de pouvoir pleinement exprimer son être à travers la musique et les différents styles qui l’habitaient. Ils firent ainsi un premier morceau « Tout’ » en 2018, qu’ils mirent également en images. Ce morceau Zouk signait alors le début de sa carrière solo, notamment en tant que compositeur. Ils continuèrent leur collaboration en co composant un EP nommé « Mizik Pou Kabanné » (Musique de chambre) qui sortira le 21 décembre 2023. L’EP a été mixé et masterisé par le célèbre compositeur et ingénieur du son antillais, Mister Francky, dans le mythique studio Henry Debs & Fils en Guadeloupe. Cet EP de Soul Caribéenne, dont il est très fier, n’est que le début d’une grande aventure; car d’autres projets co-composés sont dans les fourneaux, toujours dans différents styles, à l’image de ces deux mélomanes.
Liens web:
Lien EP MIZIK POU KABANNÉ: https://drive.google.com/drive/folders/1WMERypJ0Lu-FQvJJdT12BP2-wDcqQjfK?usp=share_link
Clothilde Venot

Parce que les équilibres biologiques y sont à la fois incroyablement complexes et précaires, mon travail interroge la représentation de dimensions vivantes et imperceptibles.
Celles, grouillantes, qui existent au sein des sols.
Celles, chimiques et symbiotiques, qui prennent forme entre une espèce végétale rudérale et une roche.
Celles qui perpétuent leurs cycles biologiques malgré les interférences humaines.
Celles qui se manifestent à la surface du sol entre un lombric, de l’argile et du compost.
Celles qui apparaissent sous la chorégraphie de deux urbaines qui gesticulent au sein d’un jardin de permaculture.
Celles, mal appréciées, des territoires sauvages non spectaculaires, des niches écologiques s’apparentant à des anti-paysages.
Ou alors encore celles qui se trouvent enchevêtrées dans un enchainement chimique entre la couleur d’un émail sorti du four, la cendre d’un végétal consumé, et les minéraux du sol que ce dernier a absorbé.
Ma recherche est terrestre, biologique, spéculative et par ma condition de native du béton, nécessairement fantasmée. J’utilise la picturalité et le dessin pour recomposer des interrelations biologiques qui existent entre les organismes du sol et les éléments minéraux.
Je souhaite représenter des imaginaires qui révèlent les allers-retours entre le vivant et l’inerte au sein de la matrice souterraine.
Je porte une attention particulière aux racines du monde végétal qui subit, collabore ou alors compense les transformations des écosystèmes précipités par les pollutions humaines. Il est le vaisseau de nombreuses métamorphoses.
Mes peintures (et mes dessins qui en sont leurs explicitations scientifiques) mêlent aux registres naturalistes ceux du merveilleux, donnant corps à une imagerie fantastique et de science-fiction. J’emprunte aux écrivaines naturalistes anglaises du XIXème siècle l’usage des fairies et de la magie, parce qu’ils contribuent à restituer le monde vivant comme peuplé et animé par des puissances bien réelles.
À mesure que mes savoirs scientifiques se complexifient et appréhendent des recherches sur des territoires situés, je m’émancipe en miroir, très progressivement, des matériaux synthétiques avec lesquels je travaille. Me doter plastiquement d’alternatives naturelles, au sein d’un environnement citadin, est un enjeu dans ma recherche.
Je vis et travaille au gré des contradictions d’une recherche tournée vers le vivant, depuis une position jusque-là d’urbaine.
Je m’intéresse également à ce qu’Aldo Léopold a nommé esthétique de la terre, qu’est l’attrait cognitif, l’émerveillement pour les espaces naturels aux qualités évolutives et écologiques certaines. Représenter les anti-paysages que sont les marais, les prairies, les jardins d’agroécologie, ou même les environnements naturels immédiats des villes et sa flore sauvage, comme un moyen de transgresser des imaginaires de la « nature », qui est spectaculaire ou n’est pas.
Enfin, l’argile est un médium qui est rentré plus récemment dans ma pratique, d’abord sous sa forme crue. Ses recyclages et transformations sont infinies. C’est ce qu’on appelle la « terre » et c’est un portail entre le minéral et l’organique.
J’ai également commencé un travail avec une céramiste avec laquelle on a réalisé une première installation en grès basse température. J’ai amorcé par la même occasion des premières expérimentations d’émaux de cendres végétales et d’argiles glanées, créant un pont entre vie chimique des sols et expression colorée d’un émail cuit.
Liens web:
Mon travail :
https://www.instagram.com/clothildevenot/
Mon collectif :
https://www.instagram.com/jeunesartistes.edl/
Diffusion vendredi 9 janvier 2026 – 12h30
Rediffusion samedi 10 janvier 2026 – 11h30
Animation C.Savine
Réalisation A.Rollet