
Héritée des Grecs, la coutume du banquet couché s’est rapidement répandue auprès des élites étrusques. Au terme du deipnon, consacré à la consommation des mets, débutait le symposion, dédié à la boisson, à la conversation, aux jeux.
Dans les maisons étrusques, il est difficile d’identifier formellement le lieu où se déroulait le banquet, à la différence du contexte funéraire où des espaces dédiés se situent devant les tombes. À Norchia et Musarna, deux grandes tombes rupestres étrusques ont chacune révélé la présence, à la fin du IVe siècle av. J.-C., d’une énorme salle de banquet aménagée à la façon d’un andron grec, richement peinte et décorée de sculptures. Quelques décennies plus tard, au lendemain de la conquête romaine, certaines tombes rupestres présentent un dispositif beaucoup plus simple, parfois organisé à la manière du triclinium romain.
Vin blanc, vin rouge, boissons fermentées à base de fruits accompagnaient les conversations, l’évocation des hauts faits de la famille, l’éloge du mort, ainsi que les libations aux juges des Enfers dont la protection allait permettre au défunt d’accéder à un au-delà que les Étrusques se plaisaient à imaginer lui-même comme un perpétuel banquet.
Une conférence présentée par Vincent JOLIVET, directeur de recherche émérite, CNRS, AOrOc-UMR 8546, ENS, mercredi 14 octobre 2026 – 18h30 – auditorium du Musée Fabre.
Diffusion jeudi 15 octobre 2026 – 20h30
Rediffusion dimanche 18 octobre 2026 – 14h00
Image :Tarquinia, tombe des Léopards, vers 470 av. J.-C. © Gleb Simonov / CCO 1.0 Universal Public Domain