Les Chroniques d'Olivier Nottale

La santé mentale des jeunes fut érigée en « grande cause nationale 2025 » elle est prolongée en 2026. Et alors ?

today09/01/2026 7

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Pour la santé mentale de nos dirigeants à travers le Monde je vous conseille juste d’écouter ce qu’ils osent nous raconter…Cela devrait suffire à vous faire une opinion sur leur état très délabré, mais ce n’est pas le sujet…

Merci tout d’abord à la journaliste Elsa Gambin qui a participée au dossier proposé par Politis intitulé « SOS santé mentale des jeunes. »

Entretiens, reportages et analyses étayent ce dossier daté du 7 janvier 2026.

Elsa Gambin écrit : « Difficile de lister toutes les études qui documentent la dégradation de la santé mentale des jeunes depuis plusieurs années. Mais la plus récente, coordonnée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et l’université Paris Cité, intitulée Mentalo et toujours en cours en 2026, vient confirmer, une fois de plus, la solidité des chiffres répétés en boucle.

Cette étude s’appuie sur les réponses, recueillies plusieurs fois par an, de milliers de jeunes de 11 à 24 ans à un questionnaire, via l’application éponyme. Le résultat est sans appel : plus d’un tiers des répondants déclarent des signes de troubles anxieux ou dépressifs. L’impact de la crise du covid a souvent été invoqué.

Cependant, la pédopsychiatre Fanny ­Gollier-Briant rappelait dans Politis en juillet 2025, après le lancement par le gouvernement du « plan psychiatrie », jugé largement insuffisant par les professionnels de santé, que « l’augmentation des consultations aux urgences pour geste suicidaire ainsi que dans les unités spécialisées en troubles du comportement alimentaire (TCA) précédait la crise du covid ».

La Dr Gollier-Briant notait aussi que les débuts de pathologie se manifestaient de plus en plus tôt. « Avant, les TCA chez une enfant prépubère étaient rarissimes. Or on note un nombre élevé de filles de 9, 10 ou 11 ans qui ont des comportements de restriction alimentaire et des angoisses extrêmement importantes autour de l’alimentation. Il en est de même pour les tentatives de suicide. »

Selon la dernière étude de Santé publique France sur les conduites suicidaires en France, les hospitalisations pour « geste auto-infligé » (automutilations et tentatives de suicide) ont continué d’augmenter en 2024 pour les adolescentes et les jeunes femmes (11-24 ans). Et près de deux passages sur trois aux urgences pour de tels gestes concernent des filles, ces dernières évoluant dans une société patriarcale aux impacts potentiellement funestes pour leur développement.

À noter, cependant, que cela n’indique pas une meilleure santé mentale des garçons, mais des modalités d’expression du mal-être différentes, davantage corporalisées chez les filles, là où les jeunes garçons vont plutôt exprimer de la violence, ou taire leur détresse, socialisation genrée oblige.

La détresse des jeunes doit nous alerter durablement en tant que société. En effet, outre l’incontournable prévention, qui nécessite moyens et professionnel·les compétent·es, et l’évidence de la dégradation des services publics, à commencer par l’hôpital (dont la psychiatrie a de toute façon toujours été le parent pauvre) et l’école, les politiques actuelles se questionnent peu, finalement, sur les raisons de cette santé mentale dégradée…

 

( à suivre…) Diffusion lundi 12 janvier 2026 – 10h20 / 17h05

 

O.Nottale


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