Nous reprenons ou poursuivons cette semaine notre série de mélimélomane aux musiques qui nous vienne d’Ukraine où la musique (et la culture en général) sont aussi devenu des armes et des espaces de résistance. Une nouveauté discographique illustre particulièrement cela : le premier enregistrement jamais réalisé d’un opéra de Bortnianski, un compositeur né en Ukraine à une époque où celle-ci était une partie de l’empire russe, à savoir la deuxième moitié du XVIIIe et le début du XIXe. Essentiellement connu comme compositeur de musique chorale sacrée pour le rituel orthodoxe, Dmitri Bortnianski est né en novembre 1751 et décèdera à St Pétersbourg en 1825. Il est donc l’ainé de Mozart d’un peu moins de 5 années et comme celui-ci, fera quelques rencontre décisive en Italie, où il séjournera durant les années 1770. C’est son premier opéra italien , considéré comme perdu depuis bien longtemps, dont la partition a été retrouvée dans des archives à Lisbonne. Une œuvre créée à Venise en 1776 et qui s’attache au personnage d’Antigone, fille d’Œdipe qui s’opposera à Créon, le beau-frère d’Œdipe, qui a pris le trône de Thèbes suite à la mort de celui-ci ainsi que de ses deux fils qui se sont entretués pour le pouvoir. Antigone brave les ordres de son oncle pour honorer son frère mort et sera donc condamnée à mourir. Les thèmes abordés par la tragédie et l’opéra, les paroles préférées par certains des personnages, ont de puissantes résonance avec se qui se passe actuellement en Ukraine et c’est à Kyiv même que l’opéra a été donné et enregistré. Nous consacrons une bonne partie de ce numéro de mélimélomane à l’oeuvre de Dmytro Bortnianski (à l’ukrainienne).
Nous découvrirons également d’autres musique qui peuvent illustrer par leur seule existence la nécessité, la puissance et les enjeux de la culture et donc de la musique, qu’elle soit populaire ou savante, d’hier ou d’aujourd’hui.
Au programme
Animation et réalisation : Marc Ossorguine
Diffusion : jeudi 10 septembre 2026
Rediffusions : dimanche 13 (9h30) et mardi 15