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Nous l’espérions en Juin 2025 , il est entré en vigueur le 17 Janvier 2026 Divergence
L’accord BBNJ( (Biodiversity Beyond National Jurisdiction) a été ratifié par plus de 80 pays aboutissement de près de vingt ans de négociations . La
haute Mer hier encore far west des pirates, et prédateurs de toutes sortes est désormais objet d’un droit qui devrait la protéger au-delà des juridictions nationales s’il est bien appliqué.

La zone au-delà des juridictions nationales est d’une grande richesse, tant en ressources qu’en services écosystémiques vitaux. Elle permet notamment la régulation du climat, la séquestration du carbone, la purification de l’air et offre un habitat à de nombreuses espèces. Ces zones contiennent des caractéristiques océanographiques et biologiques uniques, tels que les monts sous-marins et les cheminées hydrothermales. Ces écosystèmes endémiques entretiennent une riche vie sous-marine malgré les conditions abiotiques extrêmes de pressions importantes, basses températures, une obscurité totale et la rareté des nutriments.
Elles fournissent des voies de migration et de vastes habitats pour de nombreuses espèces, jouant divers rôles importants dans les écosystèmes océaniques et les processus climatiques au sens large. Les données scientifiques sur le nombre d’espèces de faune et de flore, les différents écosystèmes et la diversité des gènes présents dans les profondeurs des océans sont aujourd’hui encore très limitées. Si ce texte charrie autant d’espoir, c’est parce qu’il ouvre notamment la voie à la création d’aires marines protégées dans les eaux internationales, où la pêche est non-régulée, et destructrice. La création d’un réseau d’aires marines protégées en haute mer, représente une étape importante dans les efforts mondiaux visant à protéger 30% des terres et mers de la planète d’ici la fin de la décennie. « La tâche des négociateurs des futures COP Océans sera herculéenne : pour atteindre cet objectif, les membres des Nations unies devraient protéger plus de 12 millions de km2 chaque année durant les cinq prochaines années, soit plus que la superficie du Canada. »(Reporterre)
Bien des points restent cependant à trancher.Ce sera l’objet des COP Océan, dont la première aura lieu au siège de l’ONU dans l’année qui vient. « Seuls les pays qui l’auront ratifié pourront avoir une voix lors de cette première COP Il y a donc une forme d’accélération avec plus de 80 pays qui ont ratifié le texte, récemment la Chine, le Brésil, pas mal de pays africains, latino-américains également. La configuration géopolitique d’aujourd’hui sera peut-être différente dans cinq ans. Mais le traité haute mer, lui, sera toujours là. D’où l’importance de fixer des règles. Parce qu’il y a toujours eu des pays qui évoluent dans leurs positions propres….Il faut préparer le futur et composer avec la situation du moment… d’ici la première COP, on aura déjà une bonne centaine de pays. C’est suffisant pour construire un cadre efficace et avancer collectivement. » (julien Rochette, IDDRI)
L’accord édicte également des règles quant aux activités économiques (aquacoles, par exemple) conduites en haute mer. Les entreprises qui souhaitent en lancer devront, au préalable, réaliser des études environnementales. Les acteurs environnementaux auraient préféré qu’un organisme indépendant en ait la charge ?
Diffusion vendredi 16 janvier 2026 – 12h00
Rediffusion dimanche 18 janvier 2026 – 18h00
Animé par la journaliste D.Martin-Ferrari
Réalisation A.Rollet