Bitcoins et poudres de perlimpinpin

Prends l oseille et tire toi / société / 04/03/2019

Ça fait un moment que je voulais vous parler des « bitcoins », ces « cryptomonnaies » gérées par un programme informatique soi-disant infaillible, la bien-nommée « blockchain », qui vont soi-disant remplacer les monnaies « traditionnelles » qui, elles-mêmes, ont déjà un coup dans l’aile vu que la monnaie est de plus en plus virtuelle et de moins en moins dans votre poche – à tous les sens du terme, je ne vous le fais pas dire.
Au jour où j’écris cette chronique, un bitcoin vaut la somme respectable de 2980 euros et 36 centimes, ce qui, je vous l’accorde, semble une estimable plus-value. Mais vous aurez déjà compris que, à mon avis, il pourrait tout aussi bien valoir, demain, 3 euros ou, même, cessé d’être remboursé, puisque, pour votre chroniqueur préféré, le bitcoin n’est jamais qu’une variante à peine subtile de la fameuse pyramide de Ponzi : les gens achètent des bitcoins pour faire monter le cours des bitcoins et revendre les bitcoins à d’autres gens qui achètent des bitcoins pour faire monter le cours des bitcoins, etc. Je sais, tout ça, ça fait beaucoup de bits (pardon mesdames) et, pour moi, c’est bien le problème : le jour où il n’y aura plus de gens pour se faire gogoïser par d’autres gens, tout le système va s’écrouler.