Knight Capital et le mini-krach

Prends l oseille et tire toi / société / 25/02/2019

  Le 1er août 2012, la société Knight Capital (en français « Capital du chevalier », ou quelque chose comme ça), qui gérait, à l’époque, près de 15 % du volume d’actions quotidiennement traitées aux Etats-Unis, introduit à la bourse de New York un nouveau logiciel chargé de gérer le passage d’ordres, vous savez, ces logiciels de trading à haute fréquence qui permettent d’automatiser les transactions à coup d’algorithmes sophistiqués, en travaillant beaucoup plus vite que nos amis traders et qui, en plus, n’ont pas besoin, eux, de montre Philippe Patek. L’ironie de l’histoire à venir veut que ce logiciel, contrairement aux usages, était programmé pour acheter très cher et revendre à très bas prix, sans doute une nouvelle astuce de nos amis financiers. Une astuce qui, en l’occurrence, s’est avéré être une mauvaise idée. Une très très mauvaise idée.


  On sait ce qu’il en est de l’informatique, je ne vous apprends rien, ce n’est pas une science exacte. Il faut croire que les geeks de la société « Capital du chevalier » n’avaient pas vraiment pris le soin, entre le visionnage de deux épisodes de « Breaking bad », de tester le dit logiciel de manière approfondie car, dès son introduction, et pendant 45 minutes, les transactions à Wall Street s’affolèrent, provoquant des comportements encore plus erratiques que d’habitude. En moins d’une heure, la société « Capital du chevalier » perdait près de 400 millions de dollars, soit plus que son capital de départ. Je reconnais, ça fait cher le bug, et le gars a l’origine de tout ça n’a pas dû s’en tirer à moins d’une double tournée de Tequila, sans parler d’un aller simple vers Pôle Emploi.



Diffusion lundi 25 février 2019 - 10h40 / 17h40



Y.Desrichard