Comment être riche, pour parler aux pauvres ?

Les chroniques d Olivier Nottale / société / 14/01/2019

Selon le Figaro : « Pas de doute, c’est la révélation de son salaire et les polémiques qui ont suivi qui ont incité Chantal Jouanno à démissionner du pilotage du «grand débat». La présidente de la Commission nationale du débat public l’a répété mercredi matin sur France inter: «C’est la seule raison de ma démission», a-t-elle assuré, tout en rappelant que «ce n’est pas moi qui fixe mon salaire». Pour l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, la polémique sur sa rémunération était «devenue un frein à la tenue du débat. La polémique serait revenue en permanence. Ce débat est légitime. Il ne faut surtout pas considérer que c’est un questionnement illégitime qu’on peut balayer». La polémique «ne crée pas les conditions de sérénité nécessaires à ce débat, quand l’un des motifs de la colère sociale des “gilets jaunes” est justement là», reconnaît-elle.
Le salaire lui semble-t-il malgré tout justifié? Chantal Jouanno botte en touche: «Je n’ai pas à juger du niveau (du salaire). C’est à nos concitoyens de juger de ce niveau et de s’exprimer sur ce sujet. C’est ensuite au gouvernement de fixer le juste niveau. Pas simplement le mien, mais celui de tout haut fonctionnaire». Mais elle renvoie aussi le gouvernement à ses propres responsabilités sur le montant des salaires des présidences de commission en tout genre: «Le gouvernement doit se saisir de ce sujet. Il est sur la table».
Ben voyons ma chère Chantal, c’est indécent, mais ce n’est pas de sa faute si elle a un salaire de Premier ministre.
Chantal Jouanno n’assumera donc plus la mission confiée par le Premier ministre pour piloter le grand débat, mais elle conserve la présidence de la Commission nationale du débat public et son salaire de 14 700 euros brut par mois.
Faut pas exagérer non plus elle n’allait pas tout de même rendre son…



(à suivre…) Lundi 14 janvier 2019 - 10h20 / 17h15


O.Nottale