La société du concours, l’empire des classements scolaires

Agora des savoirs / culture / 05/12/2018

Que ce soit à Polytechnique ou dans l’émission « Top Chef », le concours s’est imposé comme la principale mesure du mérite individuel. Avec ses méthodes : épreuves, jury, hiérarchie. Et avec ses corollaires : compétition, stress, inégalités en tous genres. De l’ENA à Oxford en passant par le Gao Kao chinois, ce mode de classement ne cesse de favoriser la reproduction sociale.


Pourtant, il s’est diffusé à de nouveaux espaces, bien au-delà des grandes écoles. Pour répondre aux critiques qu’on leur adresse depuis un demi-siècle, les institutions d’élite ont reformulé leurs modes de sélection, mais sans toujours en modifier la nature. Ainsi se perpétue la société du concours, avec sa frénésie de sélection et sa mise en concurrence généralisée. Nous en sommes à la fois les produits et les victimes.


Chercheuse associée à Sciences Po, Annabelle Allouch est maîtresse de conférences en sociologie à l’université de Picardie-Jules Verne.




Diffusion mercredi 5 décembre 2018 - 20h00 en direct du Centre Rabelais de Montpellier
Rediffusion samedi 8 décembre 2018 - 14h00