Grosse fatigue et mépris

Les chroniques d Olivier Nottale / société / 03/12/2018

Emmanuel Macron s’est exprimé lors de son discours sur la transition énergétique sur la crise des « gilets jaunes ». Le président de la République a dit entendre la colère des Français, mais a mis en avant l’urgence climatique. « Nous devons entendre les protestations d’alarme sociale. Mais nous ne devons pas le faire en renonçant à nos responsabilités pour aujourd’hui et pour demain, parce qu’Il y a aussi une alarme environnementale », a-t-il déclaré.
 
Emmanuel Macron est aussi revenu sur la place de l’impôt dans notre société. « Nous ne pouvons pas demander de manière indifférenciée sur la même affiche ou dans le même slogan : “Baissez les taxes et créez-nous plus de crèches, d’écoles, plus de droits, plus de services publics.” »
 
Le président a attrapé une grosse fatigue, mais il maintient le mépris de classe comme axe de gouvernance. Et il le reconnait presque lui-même !
« Les réponses que nous apportons sont trop abstraites, trop loin des gens, trop loin du terrain », « Les gens disent leurs souffrances, on leur répond « chèque énergie ». Mais le chèque-énergie, ils ne savent pas ce que c’est. Et la vérité, concrètement, moi non plus ! Ce n’est pas assez concret, assez tangible, assez simple ».
 
Sur le prix du carburant, les hausses de taxes, prévues de 2019 à 2022 seront maintenues. Mais Édouard Philippe a confirmé le mécanisme esquissé par Emmanuel Macron mardi. En cas « d’envol » du pétrole brut, le gouvernement pourrait chaque trimestre décider de neutraliser la hausse des taxes survenue au 1er janvier de l’année. Dans quelle mesure ? À partir de quel prix ? « Je ne peux pas encore vous répondre sur comment le dispositif va marcher », a évacué sur BFMTV…



(à suivre…) Lundi 3 décembre 2018 - 10h20 / 17h15



O.Nottale