Victor Young, Hollywood classical

24 notes/seconde / musique / 31/10/2018

Victor Young, né en 1900, et mort à seulement 56 ans, aura été l’un des archétypes de l’âge d’or de la musique de film hollywoodienne des années 40 à 60, composant des dizaines de partitions à un rythme soutenu, mais n’obtenant la reconnaissance suprême de ses pairs, à savoir l’oscar de la meilleure musique de film, qu’à titre posthume, en 1957 donc, pour la partition de la superproduction "Le tour du monde en 80 jours".

Bien que né aux Etats-Unis, il fait, de par la volonté de ses parents, ses études musicales à Varsovie, et débute une carrière de violoniste, avant de s’orienter très rapidement vers les arrangements, les chansons, notament pour Bing Crosby, Tommy Dorsey, bien d’autres. C’est tout naturellement que, de Broadway, il passe à Hollywood, signant sa première partition pour le cinéma en 1937.

Dès lors, et en moins de 20 ans donc, il composera pour tous les genres, avec à la clé... 22 nominations aux oscars ! Parmi son abondante discographie, on a choisi : "Pour qui sonne le glas", Bergman/Cooper dans une adaptation d’Hemingway, mais aussi "Samson et Dalila", avec Hedy Lamarr et le viril mais bien oublié Victor Mature, et l’hommage fordien à ses racines irlandaises, le merveilleux "Homme tranquille". Et aussi, indispensable, chef-d’oeuvre des chef-d’oeuvres, la ballade nostalgique composée pour "Johnny Guitar" (Nicholas Ray), interprétée par Joan Crawford elle-même.



Diffusion mercredi 31 octobre 2018 - 18h30
Rediffusion jeudi 1 novembre 2018 - 12h30


Animation Y.Desrichard
Réalisation B.Bertrand