Orson Welles : profession : génie

24 notes/seconde / musique / 20/06/2018

Difficile d’éviter les superlatifs et les raccourcis hâtifs quand on veut, en moins d’une demie-heure, résumer la carrière d’Orson Welles cinéaste, évacuant ainsi tous les films où il ne fut "que" acteur, entre autres. Né en 1915, Orson Welles passe, dès son enfance, pour un génie - à moins que sa légende ne se soit bâtie à rebours, on ne sait jamais avec ce diable d’homme.

Il commence par le théâtre, puis, en 1938, une émission de radio adaptée de "La guerre des mondes" de H. G. Wells semble si réaliste que les américains (paraît-il) croient que les martiens ont réellement débarqué. Dès lors, Hollywood lui ouvre toutes grandes ses portes, et il peut réaliser, dans une indépendance absolue, son premier film, "Citizen Kane" (1941, musique de Bernard Herrmann). Bingo : le film est bien souvent considéré comme le meilleur de tous les temps, et reste indépassable  dans son inventivité visuelle et narrative.

Ca a été, pour Welles, comme "un train électrique", mais son seul triomphe sans revers. Tout le reste de sa filmographie sera marquée de tentatives avortées ou inachevées, de remontages éhontés, d’économies de bout de chandelle, qui ne l’empêchent pas cependant d’inscrire quelques autres perles noires au panthéon cinématographique : "La splendeur des Amberson" (1942, toujours Herrmann), "La dame de Shangaï" (1946), Shakespeare bien sûr, avec "Macbeth" (1948) et "Othello" (1949-1952, trois ans de tournage avec des interruptions) et l’ultime chef-d’oeuvre, où Welles se réserve le rôle le plus répugnant aux côtés de Charlton Heston et Janet Leigh, "La soif du mal" (1957) avec une incroyable partition de Henri Mancini.



Diffusion mercredi 20 juin 2018 - 18h30
Rediffusion jeudi 21 juin 2018 - 12h30


Animation Y.Desrichard
Réalisation L;Malléon