De pauvres super-héros, ou comment profiter de la faillite des autres

Prends l oseille et tire toi / société / 04/06/2018

Consacré à la crise des subprimes, The big short, en français Le casse du siècle, fut d’abord un livre puis, aussi étonnant que cela puisse paraître, un film, et pas un film à deux balles, puisqu’on y voyait, excusez du peu : Ryan Gosling, Brad Pitt, Christian Bale, Steve Carrell (le gars de The office) et la somptueuse Marisa Toméi (pour laquelle, je l’avoue, j’ai un gros faible), en tête d’affiche d’une grosse production qui s’est ramassé en beauté, quelque part pendant l’été 2015.


« The big short » raconte, à sa façon, la crise de 2008, ou plutôt la façon dont certains l’avaient anticipée, sinon prédite, en analysant précisément les mécanismes qui allaient sans faillir conduire à la catastrophe financière que l’on sait. Mais alors, pourquoi n’ont-ils rien dit, pourriez-vous vous écrier (si si, je vous entends) ?



D’abord, parce que personne ne les aurait crus. Je vous le rappelle, c’est le propre des pythies, et notamment de Cassandre, la première d’entre elles, condamnée par Apollon à ce que personne ne la croit quand elle prophétise pourtant la vérité.




Diffusion lundi 4 juin 2018 - 10h40 / 17h40


Y.Desrichard