Collections animales, ZOOS, et spectacles dans l’antiquité grecque et romaine

Les mercredis de l'Antiquité / culture / 18/01/2018

Les animaux aussi se collectionnent, même si de telles collections vivantes posent évidement des problèmes spécifiques de conservation. En Europe, aux ménageries féodales, puis princières ou royales, a progressivement succédé la formule du jardin zoologique. Qu’en était-il dans l’Antiquité grecque, puis romaine ?

   Les animaux exotiques y étaient source de prestige, car ils pouvaient aussi bien incarner les qualités charismatiques des dirigeants que rendre sensible l’étendue de leur domination, le rayonnement de leur autorité. Dans l’Alexandrie helléniste comme dans la Rome républicaine, puis impériale, des animaux lointains ont ainsi été réunis à l’initiative du pouvoir . Faut-il pour autant imaginer qu’ils étaient réunis dans des jardins zoologiques ? Un tel modèle est en fait anachronique. Le moment où la collection animale était constituée en tant que telle et montrée au public était celui d’une fête religieuse, où d’un spectacle où les animaux étaient à la fois exhibés, chassés et mis à mort, comme à Rome. Si collection animales il y eut, ce furent des collections éphémères, dont l’existence ne fut prolongée que par un intense effort de célébration et de commémoration de la fête ou du spectacle offert au peuple.




Jean Trinquier, Maître de conférences en sciences de l’Antiquité, vous propose cette conférence, mercredi 17 janvier 2018 - 18h30 auditorium du Musée Fabre de Montpellier.


Diffusion sur Divergence Fm jeudi 18 janvier 2018 - 20h00
Rediffusion dimanche 21 janvier 2018 - 14h00