Loin du paradis (fiscal) ou le triste sort de Trinidad et Tobago

Prends l oseille et tire toi / société / 27/11/2017

« Plus c’est gros, plus ça passe », la formule est bien connue, et s’applique dans le monde politique comme dans bien d’autres domaines. Dans le genre, la déclaration de Nicolas Sarkozy, alors président de la République française, le 23 septembre 2009, mérite à tout le moins une place à part. Parlant d’un sommet du G 20, les 20 pays théoriquement les plus puissants de la planète, consacré aux suites de la crise des subprimes, M. Sarkozy, avec son aplomb habituel, n’avait pas craint de déclarer : «On y [est] arrivé. Les paradis fiscaux, le secret bancaire. C’est terminé.» Notez-bien qu’il n’a pas dit qu’on allait y arriver, que toutes les conditions étaient réunies pour…, que les directives internationales allaient avoir pour conséquence de…, etc., etc.


Non. Il a dit que et le secret bancaire et les paradis fiscaux, « c’était terminé ». Il y aurait beaucoup à dire sur le secret bancaire et la « transparence actuelle » mais, pour les paradis fiscaux, c’est incontestable, M. Sarkozy (avec quelques années de retard tout de même) a raison, il n’y en a plus. Ou plutôt il n’en reste qu’un. Lors du G 20, toujours le même, qui s’est tenu à Hambourg les 7 et 8 juillet 2017, a été remise aux « grands de ce monde » une « liste noire » établie par l’OCDE, l’Organisation de coopération et de développement économiques, une liste originale, puisqu’elle ne comporte qu’un seul nom : Trinidad et Tobago.



Diffusion lundi 27 novembre 2017 - 10h40 / 17h40

Y.Desrichard