En avril, ne te découvre pas d’un fil !

Les Chroniques d'Olivier Nottale / société / 18/04/2022

Il risque de faire froid sur notre pays donc prudence aux alentours du 24, un avis de tempête est annoncé, mais avec la météo vous savez on peut se tromper, comme avec les sondages pour les élections d‘ailleurs !
Donc, retournons le problème dans tous les sens, la France joue avec le feu et apparemment les Français n’y trouvent rien à redire, mais si on met vraiment le feu est-on assuré ?
Nous avons encore le choix tant qu’il subsiste un régime démocratique dans notre pays qui n’est pas encore à confondre avec la Hongrie de Victor ou avec la grande et pas très sainte Russie de Vladimir. N’est-ce pas ?
A force de ne pas faire nos choix de chœur... Nous nous retrouvons toujours avec le même dilemme.
Faut-il voter utile, quel drôle d’expression, on peut donc voter inutile ?
Le vote utile consiste à renoncer à son vote de cœur pour préférer un candidat qui paraît à la fois plus susceptible de gagner et le moins éloigné de ses préférences politiques.
Le vote utile est un vote conditionné par les prévisions d’un résultat donné. Le vote utile peut alors intentionnellement s’inscrire dans ce qui peut être appelé une logique du « moins mauvais » que dans celle du « meilleur »..
Les politistes Gaël Brustier et Fabien Escalona de l’université libre de Bruxelles considèrent que l’émergence du terme de vote utile dans la vie politique française fait suite à l’élimination de Lionel Jospin au premier tour de l’élection présidentielle française de 2002. Lionel acvait cru avoir gagné l’élection on oubliant le premier tour !
Le Parti socialiste aurait, aux scrutins suivants, mobilisé l’argument du vote utile pour inciter les électeurs de gauche à se détourner des formations politiques de gauche non-socialiste.
Mais à force de le faire ce vote utile on finit toujours ou presque à retourner à la case départ le duel entre les mêmes.
On vote pour faire barrage, pour ne pas élire quelqu’un, on choisit l’autre qui n’est pas forcément celui ou celle que l’on préfère ! Et parfois comme en 2022 vraiment pas le candidat chéri.
Nous y voilà, enfin le 24 avril surtout, avec nos cartes d’électeurs nos deux bulletins et un seul à mettre dans l’urne ou alors on ne tiendra pas compte de notre choix de ne pas choisir.
Je pense en l’occurrence qu’il vaut mieux faire un choix, certes par défaut, mais un choix plutôt que d’aller à la pèche sport parfois dangereux.
Dans quel pays veut-on continuer à vivre ?
C’est un choix de survie probablement plutôt que de vie...




(à suivre...) lundi 18 avril 2022 - 10h30



O.Nottale