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- "Triages", L’Aujourd’hui vivant de la poésie occitane
sam 13 mars 2010 - 17h, rediff. dim 14 - 9h
samedi 13 mars 2010, par
P.C.M.A avec Jean-Claude Forêt, universitaire, écrivain et James Sacré, poète, universitaire autour de la revue Triages, anthologie vivante de poètes occitans.
Il est assez rare qu’une revue littéraire française publie des auteurs occitans, si l’on excepte la revue Europe. La revue Triages constitue désormais une autre exception heureuse à cette forclusion, grâce à l’initiative de James Sacré, poète et collaborateur de la revue depuis son origine, qui présente dans le supplément annuel une anthologie des poètes occitans vivants, auxquels il a joint des textes (inédits ou non) de Bernard Manciet, Max Rouquette, Marcelle Delpastre et Robert Lafont.
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ATELIERS/EDITIONS TARABUSTE
Rue du Fort - 36170 St Benoît-du-sault - Fax : 02 54 41 67 65
Les invités :
Pour Jean-Claude Forêt, né à Lyon en 1950, en dehors des territoires d’oc, la découverte de l’occitan remonte à l’adolescence, pendant des vacances dans l’Ardèche septentrionale. De l’étude sur place du dialecte de cette région, Forêt passe au languedocien, appris cette fois dans les livres. De cette approche double naît en lui une hésitation, une oscillation entre les deux variétés dialectales. Professeur de lycée, puis enseignant à l’Université Paul Valéry de Montpellier, il a longtemps vécu à Chamonix.
Président des éditions Jorn, il a écrit de nombreux articles et comptes-rendus sur la littérature occitane. Animateur depuis toujours d’ateliers théâtre, il a composé plusieurs pièces en français et en occitan pour ses élèves et a publié des contes et des poèmes dans OC, des traductions en occitan de Pétrarque dans la Revista Occitana et de poésie grecque moderne (Seferis, Cavafys).
Il est également l’auteur de La Pèira d’asard (IEO, A Tots, 1990), roman écrit en trois variétés différentes d’occitan suivant les trois narrateurs (languedocien normé, occitan médiéval, haut-vivarois), Lo Libre dels grands nombres (Trabucaire, 1998), recueil de nouvelles qui méditent sur le rapport entre les langues, les mathématiques et notre condition d’hommes, Sang e saba (Trabucaire, 2005), roman sur la guerre et les plantes, dont le narrateur trouve paradoxalement dans l’univers végétal l’humanité reniée par les hommes.
James Sacré passe son enfance dans la ferme de ses parents en Vendée. Il est d’abord instituteur puis instituteur itinérant agricole, il part, en 1965, vivre aux États-Unis où il poursuit des études de lettres. Il y enseigne à l’université de Smith College dans le Massachusetts. Il fait également de nombreux séjours en France et ailleurs en Europe : l’Italie, la Tunisie, le Maroc. En 2001, il rentre en France et réside depuis à Montpellier. James Sacré commence à écrire dans les années 1970, en plein littéralisme. Son premier livre s’intitule néanmoins Cœur élégie rouge. Les sentiments ne seront donc pas absents de cette écriture. L’auteur a par ailleurs consacré sa thèse de doctorat au Sang dans la poésie maniériste. C’est donc d’emblée une poésie charnelle qui s’écrit, associant étroitement le cœur qui aime et celui qui bat, le cœur qui saigne et celui qui nous fait vivre de sa régulière pulsation. James Sacré est très attaché au paysage, et à la géographie. De nombreux textes sont consacrés au terroir de l’enfance. Les motifs centraux en sont la maison, la ferme, le jardin et le village. La mémoire joue un rôle important : tout un travail de remémoration est à l’œuvre afin de rendre le passé aussi vivant que le présent et de les fondre l’un dans l’autre. La poésie de James Sacré n’est pas pour autant égocentrée, elle s’ouvre à l’autre, l’appelle et l’accueille. Les voyages sont l’occasion de repenser l’identité, l’altérité et la relation amicale ou amoureuse. La passion de l’auteur pour le Maghreb, donnant lieu à de nombreux voyages, donne aussi naissance à de nombreux livres. La poésie est alors animée par un désir d’ouverture et de chaleur, de coprésence heureuse avec l’autre. Elle cherche une manière heureuse d’être ensemble, qui laisse s’écouler le temps avec douceur.
source http://fr.wikipedia.org/wiki/James_...











